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Speech: Discours par le Président Juncker en plénière du Parlement européen à l'occasion du débat sur les préparations du Conseil européen des 17-18 octobre 2019

Met dank overgenomen van J.C. (Jean-Claude) Juncker, gepubliceerd op woensdag 9 oktober 2019.

Signor Presidente,

Madam Chair of the Council,

Meine sehr verehrten Damen und Herren Abgeordnete,

Ich fasse mich kurz, weil wir sind relativ spät in die Gänge gekommen heute Nachmittag und die Frau Ratspräsidentin hat Wesentliches zu der Tagesordnung des Europäischen Rates gesagt. Deshalb macht es keinen Sinn, sich hier in überflüssigen Wiederholungen zu ergehen.

Als ich vor fünf Jahren hier antrat, habe ich ein Versprechen abgegeben. Und das Versprechen war, dass die Kommission bis zum letzten Moment versuchen wird, konkrete Ergebnisse im Interesse der europäischen Bürger vorzunehmen.

Ich stehe zu diesem Versprechen - und ich hoffe, dass der Europäische Rat und der Ministerrat dies auch tun, weil die beiden haben ein ähnliches, wenn nicht sogar dasselbe, Versprechen abgegeben. Und Vieles, das auf dem Tisch des Hauses liegt - des Rates, teilweise des Parlamentes -, muss in Angriff genommen werden. Wir müssen jetzt die Grundlagen für ein stabiles und handlungsfähiges Europa der kommenden Jahre legen. Dies setzt voraus, dass wir, dringend die Verhandlungen zum Mehrjährigen Finanzrahmen voranbringen, ja, abschließen. Dies setzt voraus, dass wir uns mit aller Entschlossenheit im Kampf gegen den Klimawandel bewähren; und dies setzt voraus, dass wir uns für die Stabilität unserer Region und darüber hinaus einsetzen.

Sehr wichtig ist eine Einigung über den Mehrjährigen Finanzrahmen. Der Gipfel nächste Woche muss hier wirklich wesentliche Fortschritte erzielen. Weil die Menschen in Europa müssen sich auf die politische Führung der Europäischen Union verlassen können. Ich bin missvergnügt, wenn ich dieses Geplänkel zwischen Mitgliedstaaten, zwischen Mitgliedstaaten und Kommission, zwischen Mitgliedstaaten, Kommission und Parlament beobachte. Wir sind nicht auf der Höhe unserer Aufgabe. Wir sollten jetzt weniger reden und endlich zu Beschlüssen kommen, weil es kommt sehr darauf an, dass wir sicherstellen, dass europäische Forscher ihre Projekte fortsetzen können. Es kommt darauf an, dass junge Menschen ihr Erasmus-Jahr pünktlich starten können und es kommt darauf an, dass die geplanten Infrastrukturprojekte vorankommen. Deshalb müssen wir den budgetären Rahmen, schnell beschließen.

Die Kommission hat relativ früh - meine Erinnerung sagt mir, dass dies im Mai 2018 war - ihre Vorstellungen zur Mehrjährigen Finanzplanung vorgelegt. Anderthalb Jahre Debatteohne erkennbare Fortschritte. Wir haben nicht noch einmal anderthalb Jahre Zeit. Wenn wir nicht zu Potte kommen vor Ende dieses Jahres, spätestens Anfang nächsten Jahres, dann wird es nicht möglich sein, die Projekte, die Programme, die Absichten, die Initiativen, die geplant sind, in die Tat umzusetzen.

Machen wir nicht noch einmal den Fehler, den wir bei der letzten Mehrjährigen Finanzplanung gemacht haben, wo wir bis zu einem Monat vor Inkrafttretens des Finanzrahmens gebraucht haben, um uns zu einigen, was zur Folge hatte, dass wir zwei wertvolle Jahre verloren haben - von 2014 bis 2016 -, um das zu tun, was wir den Menschen versprochen hatten.

Es reicht jetzt. Wir müssen uns beeilen, weil es geht nicht um uns, es geht nicht um die Institutionen, sondern es geht um die Menschen in Europa.

Ähnliches gilt für die Herausforderungen, die im direkten Zusammenhang mit der Migrationsproblematik stehen. Auch hier hatte die Kommission - im Frühjahr 2015 - Vorschläge vorgelegt. Die wurden mit qualifizierter Mehrheit im Rat angenommen, die werden aber nicht umgesetzt. Ich hätte gerne, dass der Europäische Rat sich diesem Thema wieder voll zuwendet und dafür sorgt, dass hier Fortschritte erzielt werden.

Migration ist wichtig, der Haushaltsrahmen ist auch wichtig. Ich sage hier, was ich gestern gesagt habe und was ich übermorgen wiederholen werde, also so lange ich hier noch rumspuken kann: Wer denkt, dass europäische Aufgaben der Zukunft innerhalb eines Finanzrahmens von 1% des kollektiven Reichtums der Europäischen Union erledigt werden können, irrt sich fundamental. Ich sage dies dem Parlament, ich sage dies dem Ratsvorsitz und ich werde dies auch im Europäischen Rat noch einmal eindringlich in den Hörkanal einfließen lassen.

Monsieur le Président,

Il est évident que le changement climatique est un des défis majeurs qui nous attendent. Nous avons été et nous sommes la première grande économie au monde à nous être engagés au titre de l'Accord de Paris - Accord de Paris qui n'aurait pas vu le jour sans l'Union européenne. Il faut maintenant mettre en place un cadre législatif - des règles et pas seulement des mots - afin d'atteindre tous les objectifs renfermés dans l'Accord de Paris, en stimulant les investissements et la justice sociale qui n'est pas le moindre des problèmes dans les secteurs en transition. Il est évident que la neutralité climatique doit être atteinte au plus tard en 2050. Il est évident que la transition mondiale pour atteindre les objectifs de l'Accord de Paris doit s'accélérer.

C'est dans cet esprit que les multiples accords commerciaux de l'Union européenne, que nous avons conclus ces dernières années et qui sont juridiquement contraignants, continueront de contenir des engagements spécifiques sur la mise en œuvre de l'Accord de Paris, à l'instar de notre accord avec le Japon et aussi de l'accord paraphé avec le Mercosur qui ne trahit pas les objectifs de l'Accord de Paris. Et même si on peut douter de la bonne volonté de ceux qui sont supposés le mettre en œuvre, il reste que, pour la première fois dans l'histoire de l'Union européenne et pour la première fois dans l'histoire des accords commerciaux, nous avons insisté sur des normes environnementales et sur des normes sociales. Donc nous avons un instrument que nous pouvons actionner pour amener ceux qui sont plus récalcitrants et plus réticents de faire ce qu'ils ont promis de faire.

Je dirais, Monsieur le Président, un ou deux mots sur l'élargissement. J'avais dit en début de mandat que pendant la durée de ce mandat, il n'y aurait pas de nouveaux élargissements, ni de nouvelles adhésions. Certains d'entre vous ont été tristes et dans la région notamment des Balkans occidentaux, l'ire était grande. Mais, il était évident, si on voulait s'exprimer d'une façon responsable, qu'il fallait s'exprimer d'une façon sincère. Il était évident- qu'il n'y aurait pas d'élargissement pendant les cinq années entre 2014 et 2019.

Mais, s'il est exact et justifié d'être sincère, il faut aussi être sincère à l'égard de ceux qui veulent adhérer. La Macédoine du Nord et l'Albanie ont fait des progrès substantiels. C'est la raison pour laquelle le Président Sassoli, le Président Tusk, la Présidente élue von der Leyen et moi-même, nous avons écrit une lettre aux Etats membres pour les inviter à faire ce qu'ils ont promis aux pays des Balkans occidentaux, et notamment à la Macédoine du Nord et à l'Albanie.

Si l'Europe se dote d'une volonté forte, il y a toujours un chemin pour arriver aux objectifs communément admis. Je prends pour exemple l'accord de Prespa entre la Macédoine du Nord et la Grèce - le cadre européen et la perspective européenne ont permis de faire en sorte qu'un conflit lourd de plusieurs décennies ait enfin pu être réglé. Et les réformes que l'Albanie, avec courage, a entreprises, nous permettent d'envisager d'une façon favorable - non pas généreuse, mais favorable - l'ouverture des négociations d'adhésion, et avec l'Albanie et également, je le disais, avec la Macédoine du Nord.

Mais l'élargissement n'est pas une fin en soi. Il ne suffit pas d'élargir, il ne suffit pas d'élargir à « go-go », élargir, élargir, élargir - non ! Il s'agit aussi d'approfondir la construction européenne, en prenant appui sur les valeurs qui nous sont communes et qu'il ne faut pas délaisser au moment d'adhérer à l'Union européenne.

I would like to add a word on Turkey, which is characterised by relations with the European Union which are as complex and as important as ever. Turkey is of course a key partner for the European Union, not least when it comes to cooperation on migration.

My full commitment - and the one of the Commission, and hopefully the one of our Union - to the implementation of the EU-Turkey Statement of 2016 remains clear. The Facility for Refugees in Turkey continues to deliver concrete results on the ground and this should not be forgotten.

There are other issues on which I cannot be so complimentary. When it comes to Turkey's illegal drilling operations in the Eastern Mediterranean, I have to repeat that in this respect - in others too, but mainly in this respect - I am a Cypriot and I will remain in full solidarity with Cyprus.

Turkey has security concerns at its border with Syria. However, I call on Turkey, as well as on the other actors, to act with restraint and to stop operations already underway as we speak. This military action is not leading to good results and we have to bring this to the attention of our Turkish friends. And I have to say: If the Turkish plan involves the creation of a so-called ‘safe zone', do not expect the European Union to pay for any of it! A sustainable solution to the Syrian conflict can only be reached through a genuine political transition.

Presidente,

Dear honourable members,

As the European Union moves forward, we must also deal with the departure of a Member State. That was the choice of the British people, not the choice of the European Union, although we are respecting that choice.

As it stands, we remain in discussion with the United Kingdom on the terms of its departure. And personally, I do not exclude a deal. We are - Michel and myself - working on a deal. And we are not accepting this blame game which started in London. We are not to be blamed!

But we will see in the coming days how things will develop. My friend Michel Barnier will elaborate on this.

I would like to repeat, to the attention of our British friends, that there is not only a Parliament in Westminster which has to agree, there is also a Parliament here. Without the agreement of the European Parliament, nothing will be possible.

I promised to be brief. As always, I did not keep my promises.

SPEECH/19/6059


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