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Speech: Commissioner Moscovici's remarks presenting the Spring 2019 Economic Forecast

Met dank overgenomen van P. (Pierre) Moscovici, gepubliceerd op dinsdag 7 mei 2019.

Bonjour à toutes et à tous. Voici les principaux messages de ces prévisions économiques de printemps pour 2019 et 2020.

Tout d'abord, la faiblesse enregistrée au cours du second semestre de l'année écoulée a été pour tout le monde une surprise, une surprise plutôt désagréable, et peut être attribuée avec le recul à deux facteurs:

Premièrement, un net ralentissement du commerce mondial et de la production manufacturière ;

et deuxièmement, des obstacles internes temporaires qui ont affecté certains Etats Membres.

Néanmoins, en dépit de ce ralentissement marqué, qui nous a conduit à réviser à la baisse nos prévisions de croissance, et même assez substantiellement, les fondamentaux de l'économie européenne restent solides.

Ils devraient permettre à l'activité économique de continuer à croître cette année et l'année prochaine, même si son rythme sera plus lent qu'au cours des années précédentes. Par ailleurs, tous les Etats Membres, j'insiste sur cette donnée-là parce qu'on a connu des situations bien différentes. Quand Jean-Claude Juncker évoquait le début de cette Commission, nous n'étions pas dans ce cas de figure. Tous les Etats Membresdevraient connaître une croissance positive en 2019 comme en 2020.

Ainsi, la croissance économique dans la zone euro devrait atteindre 1,2% cette année et 1,5% en 2020.

Dans l'Union Européenne, ces chiffres seront respectivement de 1,4% et 1,7% .

Nous avons par rapport à nos prévisions d'hiver une correction très légère, de l'ordre de 0,1 point de pourcentage pour 2019 et 2020.

Les chiffres de croissance plus élevés en 2020 reflètent le nombre plus important de jours ouvrables l'an prochain.

Ensuite, et c'est la bonne nouvelle de ces prévisions, l'amélioration du marché de l'emploi se poursuit et devrait conduire à de nouvelles hausses des salaires. Le Président en a parlé il y a quelques minutes. Cela se traduit par une amélioration du pouvoir d'achat des ménages. C'est l'un des éléments qui explique la résilience de la demande intérieure face à la faiblesse récente de la demande extérieure.

Quatrième enseignement, l'inflation devrait rester modérée, avec une inflation sous-jacente qui n'augmenterait que très progressivement dans les deux prochaines années. L'inflation modérée que nous prévoyons devrait également soutenir le pouvoir d'achat des ménages.

Cinquième message, les politiques monétaire et budgétaire devraient soutenir la croissance économique. La politique monétaire accommodante de la Banque Centrale Européenne devrait permettre de maintenir les coûts de financement à des niveaux très bas. L'orientation de la politique budgétaire de la zone euro dans son ensemble, ce qu'on appelle « euro area fiscal stance », devrait devenir légèrement expansionniste cette année comme l'année prochaine. Le déficit public de la zone euro devrait augmenter cette année, tout en restant inférieur à 1% du PIB. La dette publique devrait continuer à baisser, un peu moins rapidement que les années passées mais elle continuera à baisser

Enfin, les risques baissiers pesant sur les perspectives économiques resteraient prédominants.

Sur le plan extérieur, ils concernent notamment le risque de nouvelles mesures protectionnistes. Un autre risque porte sur un ralentissement plus durable de la demande mondiale, en particulier si la croissance des économies émergentes demeure plus faible que prévu.

Sur le plan interne, les incertitudes politiques et de politique économique, y compris sur le Brexit, dominent et pourrait affecter l'investissement privé

L'Europe a été impactée l'année dernière par la faiblesse de la croissance mondiale et du commerce international, dans un contexte de tensions persistantes et d'incertitudes accrues. Le durcissement des conditions financières au niveau mondial fin 2018 a reflété ces évolutions mais a également contribué à l'affaiblissementde l'économie mondiale.

La zone euro a également été affectée par des facteurs spécifiques à quelques secteurs, on pense à l'automobile, et à quelques pays, notamment l'Allemagne et l'Italie. Ils ont pesé sur la confiance des ménages et des entreprises ainsi que sur le commerce. Ceci explique les révisions à la baisse de nos prévisions de croissance, principalement pour 2019.

Toutefois, grâce à des fondamentaux solides, la demande intérieure a été moins affectée. Nous prévoyons qu'elle restera le principal moteur de la croissance cette année et l'année prochaine, soutenue par l'amélioration du marché de l'emploi qui se poursuit et de nouvelles hausses de salaires, ainsi que de faibles coûts de financement et des mesures fiscales dans certains États Membres.

Tant le commerce international que l'activité manufacturière mondiale se sont fortement affaiblis au cours de l'année 2018 et au début de cette année. Les activités de service ont cependant globalement bien résisté, tant au niveau mondial que dans la zone euro.

Le ralentissement de l'industrie manufacturière a été particulièrement marqué dans la zone euro. En tant que premier producteur et exportateur de produits manufacturés de l'UE, l'Allemagne a été particulièrement touchée, mais aussi l'Italie.

De surcroit, la production du secteur automobile a été très perturbée au second semestre 2018. Cela mérite une attention particulière en raison des retombées potentielles sur les autres secteurs et Etats membres, compte tenu du degré d'intégration élevé de l'industrie automobile.

Nous pensons que la baisse des ventes de voitures neuves l'année dernière est principalement imputable aux problèmes d'offre liés à l'introduction de nouvelles normes d'émission, mais également à la baisse de la demande extérieure. Cependant, des changements plus structurels dans la technologie et les préférences des consommateurs peuvent également être en cours.

Nous nous attendons néanmoins à une normalisation progressive de la situation dans le secteur manufacturier dans le courant de l'année 2019.

L'économie mondiale hors l'UE devrait commencer à se redresser cette année. La décision de la Réserve Fédérale de ralentir le resserrement de sa politique monétaire devrait bénéficier aux économies émergentes. D'ailleurs, plusieurs grandes économies émergentes, notamment la Chine, mènent actuellement des politiques budgétaires expansionnistes.

Nous prévoyons dès lors que la croissance mondiale ralentisse de 3,9% en 2018 à 3,6% cette année et se redresse à 3,8% en 2020. Ce redressement proviendrait essentiellement d'un léger rebond des économies émergentes. La croissance devrait par contre se modérer au Japon et aux Etats-Unis du fait d'un affaiblissement du support donné par les pouvoirs publics aux économies.

Enfin, nous nous attendons à un redressement de la croissance des importations mondiales hors UE en 2020, apportant une bouffée d'oxygène au secteur manufacturier européen.

La dégradation de la conjoncture macroéconomique mondiale et la hausse des risques ont donné lieu à la fin 2018 à une fuite vers des actifs sûrs, générant une baisse des rendements des obligations souveraines parallèlement à une chute des prix des actions et un élargissement des écarts de taux obligataires des entreprises.

Au début de cette année, le changement de ton pour la politique monétaire des principales banques centrales a contribué à inverser ces tendances. Les marchés boursiers ont rebondi et les rendements souverains ont poursuivi leur tendance baissière.

Les conditions de financement du secteur privé de la zone euro, reflétées par les coûts du crédit pour les ménages et des entreprises non-financières, devraient rester favorables, ce qui est un élément positif pour la croissance.

En dépit du ralentissement économique de l'année dernière, le marché de l'emploi a continué à s'améliorer dans la zone euro. Les derniers indicateurs disponibles suggèrent que durant le premier trimestre de l'année 2019 le taux de chômage de la zone euro aurait continué de baisser, passant en dessous de son niveau de l'automne 2008.

Les réserves de main d'œuvre, comme par exemple les personnes travaillant de manière involontaire à temps partiel, ont également continué de diminuer.

Nous nous attendons à ce que les créations d'emplois poursuivent leur progression, mais à un rythme plus modéré. Ceci en raison de l'effet retardé du ralentissement de la croissance économique, de l'existence de marchés de l'emploi déjà tendus dans certains pays et de la fin de certaines mesures fiscales qui avaient été prises pour soutenir l'emploi.

La croissance de l'emploi dans la zone euro devrait néanmoins permettre au taux de chômage de baisser à 7,3% en 2020. Ce qui me permet de mesurer le chemin accompli au cours des cinq dernières années et de faire le lien avec ce que disait Jean-Claude Juncker il y a quelques secondes.

The improving labour markets helped wage growth in the euro area to pick up in 2018 and it is set to remain steady this year and next. This is also good news for households' purchasing power and, together with job creation, it should continue to support private consumption.

The pass-through of higher wage growth to underlying inflation has remained surprisingly muted. Core inflation in the euro area remained broadly stable in 2018 and is expected to rise only gradually.

Euro area headline inflation declined from 1.9% in the last quarter of 2018 to 1.4% in the first quarter of 2019, pulled down mainly by lower increases in energy prices. The higher rate seen in April was principally the result of calendar effects and is expected to have been temporary. Energy prices are expected to moderate further in the coming quarters.

Overall, euro area headline inflation is now forecast at quite low level of 1.4% in both 2019 and 2020.

It is worth repeating important messages, so let me say this again: every Member State's economy is expected to continue growing over this year and next, albeit at a slower pace.

In 2019, among the largest EU economies, GDP growth in 2019 is expected to be above the EU average of 1.4% in Poland at 4.2%, in Spain at 2.1% and in the Netherlands at 1.6%.

GDP growth in Germany is forecast to be particularly subdued this year at 0.5%, largely due to the weakness in manufacturing and particularly in the car industry. The German economy which is very dependent on exports, has also been particularly hit by the slowdown in external demand. However, we expect growth to recover to 1.5% next year, in line with the average for the euro area.

En France, la croissance devrait atteindre 1,3 % cette année et remonter à 1,5 % l'an prochain. La demande intérieure devrait prendre de l'ampleur grâce à l'augmentation du pouvoir d'achat résultant d'un fort soutien budgétaire vigoureux et d'une baisse de l'inflation. La contribution nette des exportations à la croissance diminuerait donc au cours de la période de prévision.

In Spain GDP growth is forecast at 2.1% this year and 1.9% next year. Slowly moderating private demand should be offset by a gradual rise in the contribution of net exports to growth.

Italy slipped into a mild contraction in the second half of last year, as the slowdown of global trade and weak manufacturing spread to the domestic economy.It is expected to grow only by 0.1% this year, picking up to 0.7% in 2020.

In the UK, prospects remain relatively subdued. Growth is forecast at 1.3% in both 2019 and 2020. Uncertainty over the future relationship with the EU27 is set to continue weighing on investment. Let me stress that these forecasts are based on a purely technical assumption of an unchanged trading relationship with the EU27.

Central and eastern European Member States are expected to decouple to some extent from the weaker momentum in the larger EU economies.

Finally, let me make an oft-neglected point, concerning the growth performance in the five euro area countries that had financial assistance programmes during the crisis - Greece, Ireland, Portugal, Spain and Cyprus. The average growth rate in these Member States in the period 2018-2020 is forecast at 2.8%, compared to a euro area average of 1.5%. This is not to minimise the economic and social challenges still faced in some of these countries, but to show that the reforms undertaken appear to be bearing fruit. Getting out of the programme means also getting out of austerity, and getting back to growth and job creation.

The euro area's general government deficit declined last year to its lowest level since 2000: 0.5% of GDP. This year we are expecting it to increase to 0.9% of GDP in 2019 and to stabilise in 2020. In the EU as a whole, the deficit is projected to increase from 0.6% of GDP in 2018 to 1% in 2019 and 2020.

The rise in the deficit this year is due to lower GDP growth but also to expansionary fiscal policies in some Member States. As a consequence, compared to last year the fiscal stance for the euro area is expected to turn slightly expansionary in 2019 and 2020.

Debt-to-GDP ratios are projected to continue falling, supported by debt-decreasing primary surpluses as well as nominal GDP growth remaining higher than the average interest rate on outstanding debt.

The euro area debt-to-GDP ratio is set to fall from 87.1% in 2018 to 84.3% in 2020.

In the EU 28, it is set to fall from 81.5% in 2018 to 78.8% in 2020.

As usual, the forecast for 2020 rests on a no-policy-change assumption.

Around half of our Member States are expected to record a budgetary surplus in 2019 and 2020. However, large deficits are projected in some Member States.

In Germany, after a peak of 1.7% of GDP in 2018, the budget surplus is expected to decline to around 1.0% in 2019 and 0.8% in 2020, reflecting the slowdown in growth.

En France, le déficit dépasserait de 0,1 point le seuil de 3% en 2019, principalement à cause de l'effet comptable du remplacement du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi, pour ensuite redescendre à 2,2% en 2020. Je précise que nous n'avons pas pris en compte les dernières mesures qui sont annoncées pour la France puisqu'il y avait une cut-off date et puisque ces mesures doivent être précisées.

In Italy, the weak growth is set to push the deficit to 2.5% this year. Based on a no-policy-change assumption it would reach 3.5% of GDP in 2020.

In Spain, the deficit fell below 3% of GDP last year for the first time in a decade and is set to reach 2.1% this year and 1.9% in 2020, which means an exit of an EDP of course.After recording a deficit of 3% in 2018, we project that Romania will run a deficit of 3.5% in 2019 and a very bad figure of 4.7% in 2020. This is a matter of concern and dialogue with the Romanian government.

On the other hand, Cyprus is expected to return to a large surplus position in 2019 and again in 2020 after posting an exceptional deficit of 4.8% in 2018 due to support for the banking sector.

Several risks still surround our forecast. Many are related to possible policy mistakes, both international and domestic.

On the external side we are still seeing a worrying amount of uncertainty surrounding trade disputes. Further disruptions in the multilateral trade order could hit our export-oriented economies.

Should the global soft patch turn out to be more persistent, worsening investor confidence could lead to deteriorating financing conditions.

On the positive side, domestic demand might turn out to be more resilient than we expect.

Finally, discretionary policy measures could provide a bigger than expected boost to economic activity.

Overall, the European economy is proving resilient in the face of less favourable global circumstances and persistent uncertainty. Growth remains positive in all Member States and we continue to see good news on the jobs front, also in terms of rising wages. Nonetheless, we should stand ready to provide more support if needed, together with further growth-enhancing reforms. Above all, we must avoid a lapse into protectionism and inward-looking policies which would only exacerbate the existing social and economic tensions in our societies and we know they are very strong right now.

And now, I am ready to take your questions.

SPEECH/19/2431

 

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