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Speech by President Barroso at the closing ceremony of the EU-Africa Summit (fr/en)

Met dank overgenomen van Europese Commissie (EC), gepubliceerd op donderdag 3 april 2014.

Excellences,

Je voudrais tout d'abord vous remercier très chaleureusement pour le haut niveau des débats et l'ambition qui ont marqué ce 4ème Sommet UE-Afrique.

Les très nombreux sujets que nous avons abordés illustrent à la fois la grande diversité des défis auxquels nous sommes confrontés et notre volonté commune de les relever ensemble.

Ce sommet a représenté une nouvelle étape dans notre coopération, montrant que notre partenariat est plus pertinent et plus concret que jamais. En tant que Président de la Commission européenne, j'ai participé aux sommets de Lisbonne, de Tripoli et à nos réunions annuelles avec le Collège de l'Union africaine, soit à Bruxelles soit à Addis Ababa en avril dernier, et je peux vous dire qu'on peut directement témoigner aujourd'hui des véritables progrès que nous avons accomplis dans notre partenariat, entre partenaires égaux, qui se respectent mutuellement.

Aujourd'hui et hier j'ai beaucoup apprécié en particulier l'esprit d'ouverture, la franchise, et l'esprit de partenariat que nous avons eus dans nos discussions, parfois d'ailleurs très informelles.

Beaucoup a changé depuis le sommet de Lisbonne. Le monde est sans aucun doute très différent aujourd'hui de ce qu'il était à l'époque du 1er sommet UE-Afrique au Caire en 2000.

La mondialisation est devenue une réalité, ancrée dans l'esprit des gens. On ne peut pas s'y soustraire. Et en devant y faire face, en particulier dans une période de crise économique, il y a une leçon que nous pouvons en tirer: la solution c'est d'être ouvert au monde et non pas de se renfermer sur soi-même.

La mondialisation offre quelques opportunités, elle apporte aussi certains risques, essayons de les relever ensemble. Mais on ne peut pas nier la réalité.

Nous avons besoin d'un leadership mondial, au niveau politique et économique, pour s'assurer que nous restons bien ouverts les uns aux autres, que nous prenons le mondialisation à bras le corps, et qu'ensemble nous répondons aux différents problèmes et défis qui se posent chaque jour à nos citoyens, à nos entreprises pour leur sécurité et leur prospérité. Cela inclut la nécessité de développer les talents et de trouver de bons emplois, promouvoir la santé et l'éducation, être innovant et compétitif, lutter contre le changement climatique et assurer la sécurité énergétique, combattre les excès de bureaucratie et de corruption; et de s'attaquer au crime organisé et au terrorisme qui minent nos valeurs et nos objectifs.

Ces dernières années, nous avons montré en Europe qu'une partie de la solution, si nous voulons être plus forts, plus unis, c'est de travailler ensemble sur ces questions - Union européenne et Etats membres, avec nos partenaires internationaux. Ici en Europe nous avons dû relever beaucoup de défis - la crise financière - et le résultat, je le dis avec une certaine fierté, est qu'aujourd'hui l'Europe est plus unie. Aujourd'hui il y a plus d'instruments d'intégration, de coordination, de gouvernance commune. L'intégration régionale nous a aidés à promouvoir et défendre nos intérêts, à renforcer notre solidarité sans pour autant perdre toute la richesse de notre identité et de notre diversité que nous avons dans les 28 Etats membres.

En un mot, l'intégration régionale nous a permis de trouver les bonnes solutions, de répondre aux inquiétudes des marchés comme de nos partenaires à travers le monde, et de progresser vers une reprise économique, une prospérité et une sécurité soutenables et inclusives.

J'ose penser que le même peut s'appliquer à l'Afrique.

L'année dernière, j'ai eu l'honneur de participer au nom de l'Union européenne aux célébrations du 50ème anniversaire de l'Union africaine. L'indépendance et le pan-africanisme sont toujours allés de pair. Et l'intégration régionale continuera à être un pilier important de l'affirmation de l'Afrique sur la scène mondiale. Nous continuerons donc à soutenir l'Union africaine, en nous appuyant sur la poursuite de relations privilégiées avec chaque Etat africain et avec les communautés régionales.

Je me réjouis d'ailleurs que les Etats membres aient accepté la proposition de la Commission de créer, dans le prochain cadre financier, un instrument pan-africain d'environ un milliard d'euros, qui vise précisément à soutenir les efforts d'intégration de tout le continent.

Excellencies,

Let me conclude with some final thoughts about how I see the EU-Africa partnership going forward.

We have agreed a lot of joint work. The political declaration and the road map we have adopted will offer us the basis to use to deliver and change the lives of our citizens for the better.

We have seen that our global challenges do not limit themselves to borders. That is why I believe that by working together we are stronger and we can get better results.

The European Union will continue to work closely with Africa in its aid programme, using its dedicated 28bn Euros between 2014-2020 to support Africa where we can add most value and have the desired impact.

We will also continue working with the continent to tackle the bottlenecks to growth, such as infrastructure gaps, and we need to improve the investment climate and regulatory environment, to name but a few. Of course, these significant differences exist between individual countries. Those that have seized the opportunity and implemented far-reaching reforms are now harvesting results.

But no matter what stage of development, all countries need investment; long term public lenders, such as the European Investment Bank - that is the European Union bank - have a crucial role to play. We need to join forces and combine grants with loans in a smart way, enabling us to attract additional investments, not only public investments, but also private investments. We will continue to encourage prosperity and sustainability through strengthened economic, business and scientific ties. For example, our 7 th framework programme has financed 565 collaborative research projects, in association with African partners. 2111 African fellows, 4600 students and 980 staff have benefitted from scholarships under our Erasmus Mundus programme.

And we can do even more with our future research programme - Horizon 2020, the programme for the next seven years, which has been reinforced in terms of financial capabilities - as well as with our Erasmus Plus Programme. Because investing in human capital is the best investment we can make for the future, we have discussed this today in the part of our summit on people.

And here I would like also to highlight the special role of women and my admiration for African women. I think it was Dr. Zuma, Chairperson of the African Union, who said, and I quote her, "women are half of humanity and they give birth to the other half" so I really believe that we have a special responsibility towards women. And this will help to create sustainable inclusive growth and jobs. It will support the interests of our peoples, who are at the heart of our strategic partnership" As Jean Monnet, one of Europe’s founding fathers taught us, and I quote, “the best thing is not to balance national interests, but to merge them”. I believe this is true for European integration. I believe this is also true for African integration. And, why not, it can also

be a way to merge the interests between Africa and Europe, our hopes, our strengths, our weaknesses. But at the same time always with the collective idea of being stronger together.

I thank you for your attention.

Excellences,

Je voudrais tout d'abord vous remercier très chaleureusement pour le haut niveau des débats et l'ambition qui ont marqué ce 4ème Sommet UE-Afrique.

Les très nombreux sujets que nous avons abordés illustrent à la fois la grande diversité des défis auxquels nous sommes confrontés et notre volonté commune de les relever ensemble.

Ce sommet a représenté une nouvelle étape dans notre coopération, montrant que notre partenariat est plus pertinent et plus concret que jamais. En tant que Président de la Commission européenne, j'ai participé aux sommets de Lisbonne, de Tripoli et à nos réunions annuelles avec le Collège de l'Union africaine, soit à Bruxelles soit à Addis Ababa en avril dernier, et je peux vous dire qu'on peut directement témoigner aujourd'hui des véritables progrès que nous avons accomplis dans notre partenariat, entre partenaires égaux, qui se respectent mutuellement.

Aujourd'hui et hier j'ai beaucoup apprécié en particulier l'esprit d'ouverture, la franchise, et l'esprit de partenariat que nous avons eus dans nos discussions, parfois d'ailleurs très informelles.

Beaucoup a changé depuis le sommet de Lisbonne. Le monde est sans aucun doute très différent aujourd'hui de ce qu'il était à l'époque du 1er sommet UE-Afrique au Caire en 2000.

La mondialisation est devenue une réalité, ancrée dans l'esprit des gens. On ne peut pas s'y soustraire. Et en devant y faire face, en particulier dans une période de crise économique, il y a une leçon que nous pouvons en tirer: la solution c'est d'être ouvert au monde et non pas de se renfermer sur soi-même.

La mondialisation offre quelques opportunités, elle apporte aussi certains risques, essayons de les relever ensemble. Mais on ne peut pas nier la réalité.

Nous avons besoin d'un leadership mondial, au niveau politique et économique, pour s'assurer que nous restons bien ouverts les uns aux autres, que nous prenons le mondialisation à bras le corps, et qu'ensemble nous répondons aux différents problèmes et défis qui se posent chaque jour à nos citoyens, à nos entreprises pour leur sécurité et leur prospérité. Cela inclut la nécessité de développer les talents et de trouver de bons emplois, promouvoir la santé et l'éducation, être innovant et compétitif, lutter contre le changement climatique et assurer la sécurité énergétique, combattre les excès de bureaucratie et de corruption; et de s'attaquer au crime organisé et au terrorisme qui minent nos valeurs et nos objectifs.

Ces dernières années, nous avons montré en Europe qu'une partie de la solution, si nous voulons être plus forts, plus unis, c'est de travailler ensemble sur ces questions - Union européenne et Etats membres, avec nos partenaires internationaux. Ici en Europe nous avons dû relever beaucoup de défis - la crise financière - et le résultat, je le dis avec une certaine fierté, est qu'aujourd'hui l'Europe est plus unie. Aujourd'hui il y a plus d'instruments d'intégration, de coordination, de gouvernance commune. L'intégration régionale nous a aidés à promouvoir et défendre nos intérêts, à renforcer notre solidarité sans pour autant perdre toute la richesse de notre identité et de notre diversité que nous avons dans les 28 Etats membres.

En un mot, l'intégration régionale nous a permis de trouver les bonnes solutions, de répondre aux inquiétudes des marchés comme de nos partenaires à travers le monde, et de progresser vers une reprise économique, une prospérité et une sécurité soutenables et inclusives.

J'ose penser que le même peut s'appliquer à l'Afrique.

L'année dernière, j'ai eu l'honneur de participer au nom de l'Union européenne aux célébrations du 50ème anniversaire de l'Union africaine. L'indépendance et le pan-africanisme sont toujours allés de pair. Et l'intégration régionale continuera à être un pilier important de l'affirmation de l'Afrique sur la scène mondiale. Nous continuerons donc à soutenir l'Union africaine, en nous appuyant sur la poursuite de relations privilégiées avec chaque Etat africain et avec les communautés régionales.

Je me réjouis d'ailleurs que les Etats membres aient accepté la proposition de la Commission de créer, dans le prochain cadre financier, un instrument pan-africain d'environ un milliard d'euros, qui vise précisément à soutenir les efforts d'intégration de tout le continent.


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